Castelnau Mtier-Ste Alauzie. Georges Laviale s’en est allé discrètement

Actu Lot-La vie quercynoise n°3960 du jeudi 7 octobre 2021
© Marie-Françoise Plagès

Famille, amis, paroissiens de Russac rendaient un dernier hommage jeudi 30 septembre à Georges Laviale qui s’est éteint à l’âge de 89 ans à l’EHPAD de Castelnau Montratier. La petite chapelle romane Saint-Georges accueillait tout juste les nombreuses personnes venues assister aux obsèques.

Le Castelnaudais Georges Laviale est parti à l’âge de 89 ans © M-F Plagès.

Le Père Brajat ne pouvant assurer le service ce sont des laïcs, formés pour ce genre d’office, qui ont assuré la cérémonie religieuse.

Toute une vie à Langonie

C’est un 3 novembre 1931, que Georges Laviale est venu au monde au lieu-dit Russac Langonie au sein d’une fratrie de trois enfants, Roger l’aîné et Yvette la deuxième.

Il a travaillé avec ses parents Gabrielle et Marcelin, qui étaient agriculteurs, sur l’exploitation familiale dont il a repris les responsabilités à la mort de son père en 1957. Par la suite il sera également très affecté par le décès de son frère Roger et de sa sœur Yvette.

Durant toute sa existence il a mené une vie solitaire et discrète tout en sachant se faire apprécier de chaque personne de son entourage. Lorsque l’heure de la retraite a sonné, il avait son petit rituel : il allait très régulièrement sur la place du village retrouver les pétanqueurs et les copains pour faire la causette. Il était très fidèle à l’ouverture de la pêche et ne manquait jamais d’aller taquiner la truite dans le Lupte. Et faisait toujours une petite promenade, accompagné de son chien. Le temps s’est écoulé ainsi pendant 20 ans. Puis des problèmes de santé l’ont contraint de rentrer à l’EHPAD vers l’âge de 83 ans en 2015. Mais ce n’était pas vraiment le lieu qu’il aimait « il n’y a que des vieux là-dedans. Je ne connais personne » se désolait-il quelquefois. Alors du temps où la maison de retraite était dans le centre-bourg, il avait trouvé un autre petit rituel. Assis sur un petit banc vert il guettait l’animation du village. Son grand bonheur c’était d’apercevoir une tête connue et de pouvoir échanger pendant un bon moment. Même s’il se lamentait du fait qu’il ne se rappelait de ce qu’il avait fait la veille, il avait une mémoire vive sur tout ce qui concernait les familles et les « temps anciens ». Aussi quand on le croisait il fallait passer en revue toute la famille et les dernières nouveautés. Et là il était content.

Il fut un temps où sa tante Marcelline vivait dans la maison familiale à Russac Langonie. Elle était très dévouée pour l’entretien de l’église et sonnait aussi les cloches. À sa mort en 1968, il a continué d’assurer le service de sonneur de cloche avec une grande fierté.

Georges était bien attaché à Russac et aujourd’hui il repose dans le petit cimetière à côté de l’église dont le saint patron porte son prénom.

À toute sa famille, ses proches nous présentons toutes nos sincères condoléances.

Marie-Françoise Plagès