Occitanie. « Miam », le fanzine sur l’art créé par deux Lotois expatriés à Toulouse

Actu Lot – La vie Quercynoise n°3978 du jeudi 10 février 2022
© M- F Plagès

Les Lotois Simon Magimel et Lola Fabre vivent à Toulouse. Début mars 2022, ils vont lancer un fanzine consacré à l’art, « Miam ».

Simon Magimel et Lola Fabre sont originaires du Lot. installés à Toulouse, ils vont lancer un fanzine consacré à l’Art, « Miam ». (©DR)

« Miam » est un nouveau fanzine* de libre expression pour les artistes. Ce magazine alternatif et 100 % créatif, créé à l’initiative de deux Lotois Simon Magimel et Lola Fabre, va sortir début mars 2022.

Passionnés par le graphisme, l’édition…

À l’origine, deux expatriés lotois, Simon Magimel et Lola Fabre installés à Toulouse. Amis de longues dates et ayant les mêmes goûts pour le graphisme, l’impression et l’édition, ils se sont lancés dans cette aventure.

Simon Magimel est réalisateur et musicien mais depuis quelque temps il s’intéresse au graphisme. Il est très passionné par les arts. « Avec Lola nous nous connaissons très bien. Elle vient de finir ses études aux Beaux-Arts et nous avons déjà réalisé des projets ensemble. Tous les deux nous aimons les arts, les métiers de l’impression et de l’édition. Et nous voulions être indépendants » explique Simon Magimel sur les raisons qui les ont poussés à créer ce fanzine.

Les compétences, acquises de l’un et l’autre ont permis de monter ce projet collaboratif qui a pour but d’amuser, de divertir mais surtout de promouvoir des artistes, dessinateurs, musiciens, collectifs d’artistes ou tout simplement des personnes qui ont envie de partager un projet qui leur tient à cœur.

Le fanzine « Miam »

« L’idée de ce magazine est de pouvoir donner un espace de création aux artistes bien plus grand qu’un compte Facebook ou Instagram, que les artistes jouissent d’une plus grande visibilité. Ainsi le lecteur peut également découvrir différents univers » précise Simon Magimel il poursuit « Pour chaque numéro, un thème est donné et un appel à projet est fait, de manière à ce que chaque numéro soit réalisé par des personnes différentes. Parmi les créations des artistes, il y a aussi des interviews, des jeux, ainsi que des chroniques ».

D’ailleurs dans le 1er numéro, Simon Magimel a interviewé la webradio indépendante « Ola » de Marseille. Elle est axée principalement sur la culture marseillaise spécialisée dans les musiques électroniques et les esthétiques d’avant-garde. Une chronique est consacrée à un média toulousain « Effet tunnel » orienté sur la musique électronique. Il parlera à chaque parution de la scène musicale toulousaine en mettant en avant les collectifs et projets du territoire.

Pourquoi « Miam » ?

« Question très compliquée que de choisir un titre. On a eu une réunion avec plein d’amis où une multitude de mots sont venus et puis le mot « Miam » est arrivé comme une évidence. Il n’y a pas une grande histoire » s’amuse à raconter Simon Magimel.

15 artistes (graphistes, illustrateurs, tatoueurs, photographes…) participent au numéro 1

À chaque numéro, un thème différent sera abordé et soumis aux artistes pour réaliser des créations libres. Les deux artistes concepteurs de ce magazine précisent « pour le premier numéro, le thème que nous avons proposé est « Transformation » offrant à chacun des ressentis très différents et nous permet d’évoquer des idées personnelles. La société est en train de changer, la manière de penser également donc le thème était tout trouvé pour un premier numéro même si cela fait bizarre comme accroche de lancement d’un magazine. Quinze artistes ont participé à ce 1er numéro. Parmi eux, nous retrouvons des illustrateurs, des graphistes, des tatoueurs, des photographes (amateurs, étudiants et pro)… Ce numéro sera centré sur le dessin et l’image. À travers des interviews, nous donnons aussi la parole à un collectif d’artistes ainsi qu’à une radio du sud de la France. Nous nous réservons encore d’autres surprises et ces rubriques sont amenées à évoluer avec le temps selon les propositions des participants ».

Pour ce 1er numéro, de 40 pages, réalisé en circuit court, dans une démarche écoresponsable, Simon Magimel et Lola Fabre ont fait appel à des artistes qu’ils connaissaient. Pour les numéros à venir, qui sortiront tous les 2 ou 3 mois, le collectif ouvrira à tous ceux qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche.

Le fanzine est à retrouver uniquement en prévente sur un site de financement participatif : kisskissbankbank, rubrique « projects/miam-numero-1-transformation ».

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Fanzine : publication indépendante de faible diffusion élaborée par des amateurs à propos de sujets culturels ou politiques