CinéLot. « La vraie famille » au cinéma de Cézac

Le foyer rural de Cézac projettera mercredi 4 mai à 21 h à la salle des fêtes, « La vraie famille » de Fabien Gorgeat.

L’histoire : Anna, 34 ans, vit avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l’Assistance Sociale depuis l’âge de 18 mois, qui a désormais 6 ans. Un jour, le père biologique de Simon exprime le désir de récupérer la garde de son fils. C’est un déchirement pour Anna, qui ne peut se résoudre à laisser partir celui qui l’a toujours appelée « Maman ».

Mercredi 4 mai 2022 à Cézac, dans le Lot, séance cinéma avec « La vraie famille » à 21 h © DR.

Plébiscité par de nombreux cinéphiles, le film « La vraie famille » interprété par de bons comédiens, est à la fois « émouvant, touchant, drôle parfois, d’une réelle intelligence. Ce film partage avec le chef d’œuvre de Kore Eda : Tel père tel fils, la même sensibilité et le même questionnement : Qu’est-ce que c’est qu’être parent? Qu’est-ce qu’il se passe quand on aime un enfant qui n’est pas le sien? » (cinéma Louis Malle de Prayssac)….

Un film qui fait écho pour le réalisateur Fabien Gorgeat

La Vraie famille est le second long métrage de Fabien Gorgeart après Diane a les épaules (2017). Cette histoire prend sa source dans l’enfance du réalisateur. Lorsqu’il était petit, sa famille a accueilli un enfant qui est resté chez eux de dix-huit mois à six ans, comme dans le film. Il explique :« Dans mes courts-métrages, j’explorais la question du lien. Puis, quand je me suis attelé à mon premier long, Diane a les épaules, il m’est apparu que je pouvais faire un pas de côté : j’y racontais l’histoire d’une femme qui porte un enfant pour d’autres et qui va devoir s’en séparer. »

« Pour Diane, le contrat est tacite : porter cet enfant est une mission ; elle décide qu’il ne sera pas le sien. Dans La Vraie famille, accueillir et élever ce petit garçon est un travail, mais Anna le considère comme son fils. Ces deux films fonctionnent donc en miroir, tels deux doubles inversés. »

« Ma mère, elle, n’avait peut-être pas mesuré l’implication émotionnelle de cette fonction particulière. Le seul conseil qu’elle a reçu des assistantes familiales était : « Aimez cet enfant, mais ne l’aimez pas trop ». Le fait est que cette expérience nous a tous beaucoup marqués dans la famille. »