Castelnau Mtier. une page se tourne à l’agence immobilière Marin

Actu Lot – La vie quercynoise n°3992 du jeudi 19 mai 2022
© M-F Plagès

Élisabeth Marin, de l’agence immobilière Marin à Castelnau-Montratier passe la main et évoque son parcours.

Élisabeth Marin devant l’agence immobilière Marin de Castelnau-Montratier dans le Lot. (©MFP / Actu Lot)

L’agence immobilière Marin installée, depuis plus de 34 ans à Castelnau-Montratier, tourne une page de son histoire. Élisabeth Marin vient de passer le relais à son fils Geoffroy et à sa belle-fille Céline.

Une histoire familiale qui perdure.

Élisabeth Marin, native de Montcuq, lorsqu’elle se remémore « l’épopée » de sa vie qui l’a amené quelques années à vivre à la capitale pour finir finalement sa carrière à Castelnau-Montratier, ne regrette rien de tout ce qu’elle a fait.

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L’attachement à son territoire est bien ancré dans ses gênes et elle ne tarit pas d’anecdotes comme celle de son grand-père, Henri Dernaucourt, maire de Montcuq qui avait fait venir l’équipe du Petit Rapporteur en 1976 pendant une semaine, dans le village.

Rencontre avec Élisabeth Marin qui sous un regard amusé et bienveillant se remémore une partie de sa vie.

Actu : En quelques mots, quelle a été votre parcours ?

Élisabeth Marin : J’étais attirée par plusieurs disciplines (droit, commerce, médecine…) puis j’ai choisi la comptabilité. De là, j’ai travaillé chez Adia, une entreprise de travail temporaire basée à Paris. Je m’occupais des intérimaires. Un métier passionnant que j’ai beaucoup aimé. Je « matchais » déjà assez bien entre les demandes des entreprises et celles des intérimaires. C’était une sorte de moule pour le futur métier que j’allais exercer. Ma vie était assez riche d’amitié également et nous étions en couple avec Dominique. Il travaillait au CNAM où il a passé deux maîtrises : en math et en mesure physique d’analyse. Puis il a recommencé à jouer également au rugby où nous avons fait connaissance avec une équipe à Noisiel. Des amitiés se sont nouées avec Éric, Jean-Luc, Luc… Ils sont tous venus vivre, depuis, dans le Lot. On leur a fait connaître la région, ils descendaient en vacances avec nous et ils sont tombés amoureux du coin. Mon aîné, Grégory est né en 1984 durant cette période parisienne.

Quel déclic a permis le retour aux sources ?

E. M. : Un jour, mon beau-frère, installé comme agent immobilier à Montcuq, avait repris l’agence de son père à Lauzerte et il voulait monter une agence à Castelnau. Donc il nous a appelés puisqu’on envisageait de revenir dans le Lot, la vie parisienne ne nous satisfaisait pas. Au mois de juin, il nous contacte en présentant le projet. Montre en main, on a mis 15 minutes à se décider. Nous nous sommes dits « c’est l’opportunité qu’il ne faut pas laisser passer ». Mais ce n’était pas sans quelques inconnus, car il fallait qu’un de nous deux retrouve un travail, vendre notre appartement parisien et en retrouver un dans le Lot…

Les motivations étaient fortes pour revenir dans le Lot ?

E. M. : L’envie d’entreprendre, faire quelque chose pour soi, ne pas rester statique toute une vie à râler, changer de vie ont été les motivations et les moteurs de cette aventure.

Comment décririez-vous vos débuts à l’agence ?

E. M. : Quand je me suis installée, le 10 octobre 1988, j’avais à peine 29 ans, et mon deuxième fils Geoffroy n’avait que 8 mois. J’ai commencé par être agent commercial pour mon beau-frère qui a monté l’agence et en même temps, je la gérais. J’ai commencé à travailler avec une machine à écrire, que j’ai toujours, ainsi que la toute première. Actuellement elle est en vitrine, c’est celle qui a tapé le courrier pour le Petit Rapporteur. Pour les photos j’avais un Polaroid. Il n’y avait pas de site internet, pas de portable. Le premier site de l’agence a vu le jour dans les années 2000. Ça a permis de nous faire connaître, d’avoir une meilleure visibilité. Les gens appelaient l’agence pour prendre rendez-vous et ils découvraient vraiment les maisons sur place. Aujourd’hui ils ne découvrent plus rien, tout est visible sur Internet. Tout a beaucoup changé.

Il y a eu quelques tremblements au cœur de l’immobilier ?

E. M. : J’ai surmonté trois crises pas si faciles à gérer, en 1992 (crise de Golfe), 2008 où la crise financière a fait tout arrêter du jour au lendemain et le Covid. Mais j’ai été épaulée par ma banque. La notion de confiance s’est bien installée et m’a permis de survivre aux différentes crises.

Contente que l’entreprise reste familiale ?

E. M. : L’immobilier tel que je l’ai connu a subi de grands changements et il y a une concurrence plutôt agressive. Il faut être très réactif, répondre dans l’instant à toutes sortes de demandes administratives ou de clients. Geoffroy et Céline sont très volontaires. Ils ont des idées et font leur métier avec passion. Je suis très contente de mon parcours ainsi que de voir des jeunes reprendre le flambeau. C’est une aventure familiale qui continue avec les valeurs que nous avons toujours défendues. Je quitte avec bonheur l’agence et avec confiance, car Geoffroy et Céline sont des enfants du territoire. Ma nouvelle vie va être de m’occuper de moi, et de ma famille.

Propos recueillis par Marie-Françoise Plagès

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